Les Ramus de la Généalogie

Les ramus de la Généalogie
L'Etat Civil A BESSAN
A Bessan, le relevé des actes de baptêmes, des mariages et des sépultures, versé aux Archives Départementales par la commune, débute par cette phrase du vicaire FROUMENT
"L'an 1600 que Dieu nous a oint finis en sa grave et heureuze paix"

Quinze baptêmes et douze sépultures sont sommairement décris.
Pour le premier baptême, le vicaire se sera déplacé à la grange de DE VILLA pour baptiser Pierre fils de Jean GIBERT et de ROSSIGNOLLLE sa femme, le parrain sera Pierre DE VILLA fils de DE VILLA de Frontignan, la marraine, la soeur de Pierre.
La première sépulture enregistrée concernera AUBIBE femme de Claude TUDET agée de cinquante cinq ans ou environ.

Le plus remarquable en ce début de relevé des actes, est cette notation qui suit la phrase du vicaire et qui concerne, apparemment, le déplacement des fonts baptismaux près de la grande porte de l'église par le maître maçon de Bessan, Bertrand BOURRIER, sur "le commandement" de Claude d'AGDE.

Ce fait est daté : "Le mecredi cinquiesme de veille des Roys"
Claude d'AGDE (qui était le trésorier de la vicomté de Narbonne), dont la fille Jeanne d'AGDE épousera en 1622, à Bessan, Hercules-Louis de BERARD seigneur de VESTRIC.

Malheureusement, le relevé des actes ne reprend ensuite qu'en Mars 1614 et nous prive de toute une période qui aurait bien intéressé des bessanais afin de pouvoir "remonter" un peu plus leur ascendance locale, ou encore les "experts généalogistes" qui oeuvrons au sein de l'association "La Guilde 2 Bessan" afin de mettre un jour à disposition de la population, un catalogue lisible de tous les actes répertoriés.

Car il existe bien des manques, ou des "trous", dans la chronologie des mois et des ans. Outre le fait que nous n'avons rien avant 1600 (et aucun moyen de savoir s'il a existé quelque écrit), et ceci malgré l'ordonnance de Villiers-Cotterêts du 15 août 1539 (voir article précédent), qui obligeait les paroisses à retranscrire les actes de baptêmes et de sépultures ; le fait que nous ne trouvons que 27 actes en 1600 (qui ne concernent certainement pas l'ensemble de la population bessanaise), et aucun mariage ; plusieurs "trous" sont relevés dans les années 1630, 1633,1635, 1642, et de 1638 à 1649 pour les sépultures. Aucun acte n'est disponible de 1652 à 1669 ; et les actes de mariages pour l'année 1799 ne sont pas sur les registres bessanais, mais à retrouver dans un ensemble cantonal avec les villes de Marseillan, et Vias sur les archives de la ville d'Agde.
Très compliqué donc, dans ce cas, de suivre une ascendance familiale correctement.
Dans pas mal d'autres communes, les actes sont disponibles beaucoup plus tôt, dès 1542, pour les baptêmes et les sépultures et dès 1580 pour les mariages.
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Le premier mars 1614 donc, l'écriture des actes reprend par la plume du curé ALMERAS pour 29 baptêmes.

Le premier baptême concernera Anne MALAVALLE fille de Jehan MALAVAL et de Antoinette FABRESSE, le parrain étant Jean FABRE.
Le premier mariage apparaît le premier décembre 1618 et concerne l'union de François ARMENTIER avec Cécile BELMONDE.
On voit immédiatement l'habitude des prêtres de "féminiser" les noms lorsqu'il s'agit de femmes : ROSSIGNOLLE pour ROSSIGNOL, AUBIBE pour AUBIN, MALAVALLE pour MALAVAL, FABRESSE pour FABRE, BELMONDE pour BELMOND. Cette coutume n'est pas une exclusivité bessanaise, elle se retrouve dans la quasi-totalité des paroisses. C'est ainsi que bon nombre de noms ont été modifiés au fil des ans (mais ceci est une autre histoire que nous développerons plus tard dans un article sur l'Onomastique, qui a pour objet l'étude des noms propres).
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Dans les registres de la ville de Bessan se trouvent des actes que l'on définira de particuliers ou spécifiques, que nous appelons nous-autres, des "perles", comme un mariage en l'an 1600 célébré dans la chapelle du château de Touroulle et un autre, plus tard en 1714, entre Pierre DAUREL et Marie POUJADE, célébré par le vicaire perpétuel de Caillan, dans la chapelle Saint Laurent de Touroulle dépendante de la paroisse de Bessan.


Nous trouvons également, en l'an 1638, un décès par coup de pistolet ou d'arquebuse, mais aussi, en 1630, le décès de la peste de Pierre JACOMEL, apparemment contractée à Pézenas, avec la mise en quarantaine de son épouse et de ses quatre enfants.
La chapelle de Naffrie dans laquelle le corps avait été enfermé le temps de sa visite par maître ESTAGNIOL, chirurgien de la ville de Béziers, sera brûlée, comme les huttes construites pour l'occasion pour les mises en quarantaine des prôches.

Dans la même période d'autres décès par ce mal feront douter les autorités, des mises en quarantaine seront effectuées, mais apparemment le sieur JACOMEL sera le seul pestiféré de Bessan.
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Lorsqu'on voit ces actes et écrits, on s'aperçoit rapidement de la difficulté qui attends le généalogiste pour utiliser les informations. Lorsqu'il s'agit d'actes d'état civil, la répétition des mêmes mots et des mêmes formules des cérémonies, permet de les lire assez aisément, mais autant dire qu'il est très difficile de comprendre la signification de certains écrits lorsqu'ils sortent de "l'ordinaire".
On s'oblige alors à un véritable décryptage, que seuls les initiés arrivent à supporter.
Et lorsque le temps a joué sur l'usure du papier ou sur l'encre, il devient impossible de lire ces écrits et d'en soutirer les informations utiles.




Fort heureusement, le temps passant, le matériel utilisé pour enregistrer les évènements de la vie, devient plus adapté et plus performant, les écritures sont plus lisibles et plus agréables à lire, à un moment donné la machine remplacera même la main de l'homme.


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Bientôt, et dès 1844 pour Bessan, seront reportées, sur les actes des naissances, la date du décès, puis, plus tard, celle du mariage également. Cette action permettra au généalogiste d'obtenir plusieurs informations essentielles avec la lecture d'un seul acte.

Enfin la mise à disposition des actes d'état civil scannés, par les services des archives départementales, permet dorénavant d'éviter de longs et fréquents déplacements et de travailler de chez soi, depuis son propre ordinateur.
Pour Bessan, comme pour l'ensemble du département les actes disponibles vont du début de leur existence, 1600 donc, jusqu'en 1907. La période la plus récente, de 1908 à 1940, n'étant pas encore disponible sur internet, il convient d'en consulter les registres en mairie. La période 1940 à nos jours est protégée par la loi et ne peut être consultable que par autorisation du procureur de la république, pour un fait particulier.
Seuls les actes de décès ne sont pas concernés par cette loi et restent disponibles en mairie.
La Guide 2 Bessan: A. INIGUEZ
